Valleiry notre village


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1603 / 1754

Histoire

Au commencement du XVIIème siècle, Valleiry, ou Valeiry (orthographe qu'on trouve dans la chronique de Claude Paradin, 1552) faisait partie des terres du prieuré de Saint-Victor et du Chapitre de Saint-Pierre de Genève.
Le traité de Saint-Julien (21 juillet 1603) amené par la médiation de la France entre la Savoie et Genève, stipula, entre autres, le maintien de ces terres aux genevois et autorisa des relations entre Suisses et savoyens.
Les terres de Saint-Victor et Chapitre étaient trop rapprochées de la Savoie d'alors pour ne pas se ressentir de la situation dans laquelle elle se trouvait; dans l'une et l'autre contrées, le paysan était le fermier de l'Eglise et du Prince; il se sentait à peine chef de famille sur son propre domaine.
De plus, il y avait à Valeiry un certain nombre de possesseurs du sol étrangers à la communauté et dont le luxe contrastait avec la misère de leurs voisins, et la commune, qui ne se composait que du chef-lieu (38 maisons), de Chez Berthet (5 maisons) et de la Joux (15 maisons), fournissait annuellement à ces MM. de Genève 92 coupes de blé !! Les fonds rendaient peu, on s'épuisait sans cesse; on donnait jusqu'à 5 labours pour n'avoir très souvent qu'une récolte médiocre.
Cet état de misère était dû au manque de bonne culture; il fut encore aggravé par les pluies torrentielles, le débordement des rivières et la disette des années 1749 et 1750; on fut alors obligé d'importer des blés du Piémont, et le vin fut hors de prix.


Cette situation malheureuse dura jusqu'en 1754

Informations issues du livre de Jacques Vincent, Gustave Gros et Ruedi Wälti, VALLEIRY 1900, L'histoire de Valeiry, écrite en 1895 par le directeur du cours complémentaire de Valleiry, L. Forestier.


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